samedi 1 février 2014

Recyclons nos villages

Nous avons fui les mouvements convulsifs d'une ville folle pour revenir à la tranquillité mortifiante d'une ville appauvrie et fantomatique. Agonisante d'une pourriture intérieure, emplie de décrépitude et d'âme en peine. Les monuments tombant à l'abandon dans la ruine de leurs briques anciennement entourées d'attention bienveillante. La nature, elle, ne reprend pas ses droits devant les assauts peu fréquents des fonctionnaires qui croient toujours en la croissance imaginaire. Cette nature est, sans contredit seule chose, qui retient encore en ce lieu les êtres vivants et éveillés, de moins en moins nombreux, victime de leur amour de cet univers à la longue agonie. Cette ville deviendra fantôme avec la déportation de ses membres toujours en quête de meilleur. Ne créant rien dans leur propre lieu, allant le chercher chez les autres, à des milliers de kilomètre s'il le faut. Lâche ou intelligent. Fuir devant la mort pour aller vers un avenir plus beau? Ou fuir devant la résurrection des villages et des tâches dites insurmontable, pour une utopie une peu trop alléchante? Que faut-il penser de ce grand abandon d’une communauté? Illusion grandiose ou triste vérité?

 ©2014 Christine G.

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