vendredi 25 octobre 2013

FRACK-OFF GASHOLES - 19 Octobre 2013

De tout mon être je voudrais te voir mort, ton corps sans vie réjouirait ma patrie, mais mon cœur de femme te donne le refuge. Mange de mon pain, je te le donne, viens profiter de la chaleur de mon feu. Mon âme ne peut laisser une autre âme à l'agonie, sur le pas de ma porte. Pourquoi t'es tu tourné vers moi grand fou ? L'homme qui détient mon cœur risquerait tout, pour t'atteindre et t'abattre, et tu viens demander asile à ma porte... Ce soir, reste ici, l'amour de ma vie est parti dans les bois avec les autres guerriers, ils fouilleront partout pour te retrouver. Demain à l'aube, pars vers le sud, jusqu'à la frontière et trouve le moyen de la franchir. Sinon ta vie, tu perdras. Ne cherche pas asile chez d'autre, tu en perdras la vie, comprend ce que je te dis. Ne dis pas que tu ne mérites pas ton sors ! Malheureux ! Tu as mis toute ta patrie, celle que tu gouvernais, dans le noir, tu l'as dépouillé de tout. Il est temps de la quitter, dis adieu à la terre sur laquelle tu as grandi, de toute façon il ne reste rien, pas plus pour nous que pour toi. Comme j'aimerais avoir la force d'enfoncer ce couteau dans ton cœur, mais à quoi serviras de tuer un homme qui a tout perdu. Ne t'inquiète donc pas, ici tu es en sécurité jusqu'à l'aube. Je t'offrirais des vêtements chauds, et des vivres. À quoi donc pensais-tu ? En détruisant les terres sur laquelle tes grands-parents cultivaient et nourrissaient ta famille, qu'est-ce que tu espérais réaliser ? L'argent ne peut pas t'avoir détourné à ce point des vrais valeurs ! Celle de la terre, celle de l'eau, tu ne pensais qu'au feu, espèce d'ignare, le feu détruit tout ! N'as-tu jamais écouté se que tes parents disaient ? Ou eux même n'écoutaient-ils pas ce que leurs propres parents leurs disaient ? Cette terre sous nos pieds, est notre mère à tous, et nous lui devons le plus grand des respects. Écoute moi, retiens mes paroles, tu mérites ton sort, tu nous as tous tué, au prochain printemps, nous aussi nous devrons quitter nos terres, car plus aucune récolte ne voudra y poussez. Nos enfants et nos aïeuls, trop faibles certainement seront à l'agonie sur les routes. Tu nous à tuer, s'ils te tuent, tu l'auras mérité... Oh oui, tu le mérites. Oublie ta patrie, elle veut ta mort, oublie ton nom, il ne t'apportera que malheur, oublie ta maison, ils l'ont brûlé, oublie les hommes que tu menais autrefois, ceux qui abattaient les nôtres comme des chiens, ils sont morts ou ont changé de camps, oublie tes enfants, ils sont maintenant dans la résistance, eux aussi cherche ta mort aujourd'hui. Avec tes grands désirs tu as tout perdu. J'entends du bruit au loin... ce n'est que le loup solitaire qui hurle son agonie, le gibier se fait rare depuis que la végétation à cesser de croître sur cette terre sans vie. Écoute le son de son agonie, tu en es responsable. Tu étais responsable, on croyait tous pouvoir te faire confiance, tu tenais nos destinées dans tes douces mains, et tu les as écraser pour ton profit personnel. Aujourd'hui j'espère que tu es content de se que ton argent t'as apporté, car sans t'en douter, ta destinée était intimement relié à la notre. Mon dieu, comme nous étions fou de croire en toi, en tes belles idées ! Certains, oui, je me souviens, certains se sont levés, certains ont crié contre toi, et nous les trouvions fou. On les croyait marginales, eux, ils étaient conscients de ton cœur noirci par l'argent sale. L'aube se lève au loin... il est temps pour toi de partir, et pour l'amour de ta patrie, si un jour tu l'as aimé, ne reviens pas !

©2013 Christine G.



N'est ce pas normal que la plus forte d'entre nous l'emporte ? - 14 septembre 2013

Regarder sans voir, s'exprimer sans parler, crier sans bruit dans le néant entourant l'être.
L'obscure noirceur de son être entourait ma vie et la rongeait de toute part, de tout coté. J'étais envahie de sentiments divers dont la majorité était terriblement sombre, pour ma fragilité d'être.
Je m'engloutissais timidement dans le mauvais côté de ma propre âme. Ce côté, qui se cache au fond de mon cœur et ne ressort que sous l'extrême pression de mes nerfs, avait gagné son jeu machiavélique. Sous son contrôle, comment réagir devant l'amour ? Sous son contrôle, comment réagir devant la tendresse ?
Par la violence, voilà ce qu'il me criait. Ne t'écroule pas sous l'ignominie de l'amour, il te perdra, et perdra celui qui recevra tes baisers empoisonnés. Vilaine sorcière va. Tu as cru avoir un cœur qui bat n'est-ce pas ? Tu as osé avoir espoir ? Quelle folie. Va. Plus le temps s'écoule, plus la peur envahie ton corps, tu sais ne pas, ne comprend tu pas ne pas avoir été conçu pour ce but. L'amour n'est pas ton but, la destruction te conviendrais mieux, la haine, la colère, l'infamie de ton être n'est pas fait pour aimer un être doux comme la nuit d'automne. Il à cru en toi chère et douce compagne mortelle, et tu l'as anéanti sous tes vicieuses caresses. Tu croyais pouvoir changer, tu croyais pouvoir puiser en lui le contrôle et la volonté de recommencer, de devenir une autre, une de ses personnes que tu crois, peut-être, pouvoir devenir. C'était un mensonge ma douce. Ta place est à mes cotés, dans les nuits d'hiver, ou plus aucun espoir n'est permis.
Noir comme la nuit, noir comme la suie, noir comme la pourriture, noir comme ta folie, noir comme ton cœur, noir comme ton âme, noir comme ta destiné, noir comme la mort, noir comme ta mort.
Le caveau, voilà ta place chère et tendre amie.
Ce côté de moi, cette part de moi, mon âme sœur, me criait ces mots de toutes ses forces, elle me rendait folle de son sermon plaintif et hargneux. Comment résister à son appel, moi, qui n'est qu'elle. Nous sommes deux, mais nous ne sommes qu'une.
©2013 Christine G.