vendredi 25 octobre 2013

N'est ce pas normal que la plus forte d'entre nous l'emporte ? - 14 septembre 2013

Regarder sans voir, s'exprimer sans parler, crier sans bruit dans le néant entourant l'être.
L'obscure noirceur de son être entourait ma vie et la rongeait de toute part, de tout coté. J'étais envahie de sentiments divers dont la majorité était terriblement sombre, pour ma fragilité d'être.
Je m'engloutissais timidement dans le mauvais côté de ma propre âme. Ce côté, qui se cache au fond de mon cœur et ne ressort que sous l'extrême pression de mes nerfs, avait gagné son jeu machiavélique. Sous son contrôle, comment réagir devant l'amour ? Sous son contrôle, comment réagir devant la tendresse ?
Par la violence, voilà ce qu'il me criait. Ne t'écroule pas sous l'ignominie de l'amour, il te perdra, et perdra celui qui recevra tes baisers empoisonnés. Vilaine sorcière va. Tu as cru avoir un cœur qui bat n'est-ce pas ? Tu as osé avoir espoir ? Quelle folie. Va. Plus le temps s'écoule, plus la peur envahie ton corps, tu sais ne pas, ne comprend tu pas ne pas avoir été conçu pour ce but. L'amour n'est pas ton but, la destruction te conviendrais mieux, la haine, la colère, l'infamie de ton être n'est pas fait pour aimer un être doux comme la nuit d'automne. Il à cru en toi chère et douce compagne mortelle, et tu l'as anéanti sous tes vicieuses caresses. Tu croyais pouvoir changer, tu croyais pouvoir puiser en lui le contrôle et la volonté de recommencer, de devenir une autre, une de ses personnes que tu crois, peut-être, pouvoir devenir. C'était un mensonge ma douce. Ta place est à mes cotés, dans les nuits d'hiver, ou plus aucun espoir n'est permis.
Noir comme la nuit, noir comme la suie, noir comme la pourriture, noir comme ta folie, noir comme ton cœur, noir comme ton âme, noir comme ta destiné, noir comme la mort, noir comme ta mort.
Le caveau, voilà ta place chère et tendre amie.
Ce côté de moi, cette part de moi, mon âme sœur, me criait ces mots de toutes ses forces, elle me rendait folle de son sermon plaintif et hargneux. Comment résister à son appel, moi, qui n'est qu'elle. Nous sommes deux, mais nous ne sommes qu'une.
©2013 Christine G.




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