L'obscure
noirceur de son être entourait ma vie et la rongeait de toute part, de tout
coté. J'étais envahie de sentiments divers dont la majorité était terriblement
sombre, pour ma fragilité d'être.
Je m'engloutissais
timidement dans le mauvais côté de ma propre âme. Ce côté, qui se cache au fond
de mon cœur et ne ressort que sous l'extrême pression de mes nerfs, avait gagné
son jeu machiavélique. Sous son contrôle, comment réagir devant l'amour ? Sous
son contrôle, comment réagir devant la tendresse ?
Par la
violence, voilà ce qu'il me criait. Ne t'écroule pas sous l'ignominie de
l'amour, il te perdra, et perdra celui qui recevra tes baisers empoisonnés.
Vilaine sorcière va. Tu as cru avoir un cœur qui bat n'est-ce pas ? Tu as osé
avoir espoir ? Quelle folie. Va. Plus le temps s'écoule, plus la peur envahie
ton corps, tu sais ne pas, ne comprend tu pas ne pas avoir été conçu pour ce
but. L'amour n'est pas ton but, la destruction te conviendrais mieux, la haine,
la colère, l'infamie de ton être n'est pas fait pour aimer un être doux comme
la nuit d'automne. Il à cru en toi chère et douce compagne mortelle, et tu l'as
anéanti sous tes vicieuses caresses. Tu croyais pouvoir changer, tu croyais
pouvoir puiser en lui le contrôle et la volonté de recommencer, de devenir une
autre, une de ses personnes que tu crois, peut-être, pouvoir devenir. C'était
un mensonge ma douce. Ta place est à mes cotés, dans les nuits d'hiver, ou plus
aucun espoir n'est permis.
Noir comme
la nuit, noir comme la suie, noir comme la pourriture, noir comme ta folie,
noir comme ton cœur, noir comme ton âme, noir comme ta destiné, noir comme la
mort, noir comme ta mort.
Le
caveau, voilà ta place chère et tendre amie.
Ce côté
de moi, cette part de moi, mon âme sœur, me criait ces mots de toutes ses
forces, elle me rendait folle de son sermon plaintif et hargneux. Comment
résister à son appel, moi, qui n'est qu'elle. Nous sommes deux, mais nous ne
sommes qu'une.


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