mardi 25 mars 2014

L'astre de ma nuit était inatteignable


La grande dame à la robe d’eau et au regard lumineux continue sa pérégrination vers l’inconnu, celui qui, malgré tous nos efforts, nous ne connaîtrons jamais. Ses yeux se baladent dans les confins de l’univers infini. Elle erre et errera jusqu’à ce que la lumière de son doux regard s’éteigne. Elle aura illuminé de nombreuses vies lors de son parcours du cosmos. Pourtant elle s’éteindra dans le plus noir des abîmes. Sa vie est la plus belle des aventures, mais que faire si elle est dépourvue de tendresse ? Mourir dans la noirceur, sans compagnons de route, voilà ce qui arrive aux demoiselles qui ont un corps céleste et un cœur de glace. 

                                          ©2014 Christine G.

Elles sentent le petrichor


Sous le regard de la Vénus Hottentote, les fleurs immarcescibles croisent et se cristallisent dans l’effervescence cosmique. Tentacule hyaline désillusionné, perdu dans les dédales d’une existence inconsciente. La péronnelle éphémère croise leur chemin, sans remarquer leur infinie sagesse. Obombrer par Yggdrasil, elles sentent le petrichor, car du sang des dieux elles croissent, dans cette sphère inaccessible.

Antiquer ce livre jolie dame !  Ensuite nous le mettrons à l’athanor et le brûlerons avec la pierre philosophale. Car le spleen de ces fleurs nivéales est tel ! L’éphémère est l’être le plus heureux qui soit, aussi sot soit-il. L’immortel est l’être le plus mélancolique qui soit, aussi intelligent soit-il. L’immortalité ennui les hommes. Tuons les tous, car la vrai quête n’est pas celle de l’immortalité mais de l’éternité, c'est-à-dire la mort.  


                                                         ©2014 Christine G.

samedi 1 février 2014

Recyclons nos villages

Nous avons fui les mouvements convulsifs d'une ville folle pour revenir à la tranquillité mortifiante d'une ville appauvrie et fantomatique. Agonisante d'une pourriture intérieure, emplie de décrépitude et d'âme en peine. Les monuments tombant à l'abandon dans la ruine de leurs briques anciennement entourées d'attention bienveillante. La nature, elle, ne reprend pas ses droits devant les assauts peu fréquents des fonctionnaires qui croient toujours en la croissance imaginaire. Cette nature est, sans contredit seule chose, qui retient encore en ce lieu les êtres vivants et éveillés, de moins en moins nombreux, victime de leur amour de cet univers à la longue agonie. Cette ville deviendra fantôme avec la déportation de ses membres toujours en quête de meilleur. Ne créant rien dans leur propre lieu, allant le chercher chez les autres, à des milliers de kilomètre s'il le faut. Lâche ou intelligent. Fuir devant la mort pour aller vers un avenir plus beau? Ou fuir devant la résurrection des villages et des tâches dites insurmontable, pour une utopie une peu trop alléchante? Que faut-il penser de ce grand abandon d’une communauté? Illusion grandiose ou triste vérité?

 ©2014 Christine G.

vendredi 31 janvier 2014

Ne renie pas la spiritualité

Croyais-tu petit homme, sans grande envergure, que tu viendrais me voir ici, et que tu partirais médoc à la main, sans avoir fait le moindre effort et que tu te guérirais par miracle avec des pilules empoisonnées ou placébos ? Regarde autour de toi. Non, ce que tu es venu chercher, ce n’est pas dans une pharmacie que tu devras aller le retrouver, ce n’est pas de façon lâche et paresseuse que tu guériras tous tes problèmes. Je vais te dire mon savoir, te dire ou trouver les herbes que tu devras broyer, toi-même, sans aide, que tu devras bénir, avec ta propre âme, et que tu devras mâcher consciemment. Ne fuis pas avec la rapidité, celle-ci te détruira à long terme, car un jour toutes ces conneries auront ta peau. Tu devras aller seul, à pied, au fond de la clairière, et là assis-toi, tu devras prier un instant, pour remercier l’esprit de la clairière de t’offrir les herbes qui aideront à guérir ton corps et ton esprit. Là, tu chercheras cette plante, regarde je te la montre, une fois que tu l’auras trouvée, remercie les dieux de la providence, et remercie l’âme de cette plante pour sa bonté et sa gentillesse, dis lui ce que tu souhait d’elle, remercie là encore, et coupe là avec un canif béni. Ensuite au-delà de la clairière, tu entreras dans la forêt et chercheras l’arbre le plus majestueux de celle-ci, tu récolteras ses graines fraîches, en suivant le même procédé que pour la plante, tu les remercieras de leur bonté. Quand tu auras fait avec le cœur pure ces deux actions, tu devras entreprendre de trouver la mousse la plus légère et ensuite la liane la plus gracieuse et finalement la fougère la plus touffue. Tous dans un sac en toile, tu repartiras en laissant une offrande à la forêt qui t’auras aidé, laisse du tabac, elle appréciera ton geste et tes acquisitions resteront fraîches. À la prochaine pleine lune, tu sortiras du sac, tout ce qu’il contient et avec sagesse, précaution et reconnaissance, tu découperas des petits morceaux de chaque plante, dans un mortier tu broieras les graine de l’arbre majestueux. Ensuite, dans un théière bien lavée et bénite, tu feras infuser jusqu’à ce que l’esprit de l’eau te dise que ton infusion est prête. Et là ce n’est pas que ton corps qui devra boire, mais également ton esprit et ton âme, et là seulement tu seras guéri à jamais. Pour tout cela tu devras être attentif, à l’esprit de la clairière et de tous ses habitants, à l’esprit de la forêt et de tous ses habitants, à l’esprit du vent et du feu, à l’esprit de l’eau et de la terre, à l’esprit des plantes que tu auras cueillîtes et à celle de leurs mères mais également à ton propre esprit. Tu devras te fier à ton cœur, demander conseil à ton âme, et être reconnaissant de tout se que peut t’offrir tes capacités.  
                                                                                                                                                                    ©2014 Christine G.

Homme de feu, viens à moi
Soi l'astre de mon jour et je serais l'astre de ta nuit
Consume mon corps et je t'offrirais mes charmes
Je te donnerais la lumière qui manque à ton feu
En échange, je veux la brûlure de la sensation
La chaleur que tu dégage je la désire ardemment
Laisse-moi l'entrevoir dans la fraîcheur de la nuit
Et à jamais la roue céleste s'arrêteras
dans nos secondes d'éternité extatique 

                                                                 ©2014 Christine G.

jeudi 30 janvier 2014

Protectrice ou bourreau - 29 Janvier 2014

Sois mon maître et je te promets d'être la déesse qui te permet la vie. Sois doux et je te donnerais mes charmes. Sois éveiller et je te prêterais l'intelligence nécessaire à la clarté. Je serais pour toi, le chant de ton matin, la langueur de ton soir, l'enseignante et l'amante. Possède-moi et je serais ton esclave à jamais voué à ta jouissance. Les mets les plus fins et les plus doux seront pour toi désormais la nourriture des pauvres, tu goûteras à mes côtés au nectar et à l'ambroisie. Les temples et les châteaux seront pour toi désormais les huttes des bidons villes, à mes côtés tu découvriras les cieux les plus doux. Douces seront les nuits, chaudes seront les journées, la lune sera l'amie de notre sommeil, et le soleil l'ami de nos rêves. Tu découvriras la douceur plus douce que le coton, plus douce que la laine, plus douce que la sois. Vénère moi et tout les délices qui peuvent être les miens t'appartiendront. Mais si tu le souhaites pour toi le pire des enfers sera le paradis, le pire des bourreaux tu supplieras, car mon amour, n'est pas sans condition. Comme l'amour des dieux peut émerveiller ou effrayer, comme le démon et dieu ne sont qu'une seule grande entité, comme la fleur peut être empoisonnée. Je peux être la protectrice d'une grande bienveillance ou le bourreau d'une grande cruauté, à toi de décidé lequel de c'est deux êtres tu souhaites voir sous tes yeux et dans tes bras. Car seul tu devras décider si tu mérites délices ou tortures, car seul toi peux voir l'âme qui t'habite dans sa complète constitution.
©2014 Christine G.

vendredi 25 octobre 2013

FRACK-OFF GASHOLES - 19 Octobre 2013

De tout mon être je voudrais te voir mort, ton corps sans vie réjouirait ma patrie, mais mon cœur de femme te donne le refuge. Mange de mon pain, je te le donne, viens profiter de la chaleur de mon feu. Mon âme ne peut laisser une autre âme à l'agonie, sur le pas de ma porte. Pourquoi t'es tu tourné vers moi grand fou ? L'homme qui détient mon cœur risquerait tout, pour t'atteindre et t'abattre, et tu viens demander asile à ma porte... Ce soir, reste ici, l'amour de ma vie est parti dans les bois avec les autres guerriers, ils fouilleront partout pour te retrouver. Demain à l'aube, pars vers le sud, jusqu'à la frontière et trouve le moyen de la franchir. Sinon ta vie, tu perdras. Ne cherche pas asile chez d'autre, tu en perdras la vie, comprend ce que je te dis. Ne dis pas que tu ne mérites pas ton sors ! Malheureux ! Tu as mis toute ta patrie, celle que tu gouvernais, dans le noir, tu l'as dépouillé de tout. Il est temps de la quitter, dis adieu à la terre sur laquelle tu as grandi, de toute façon il ne reste rien, pas plus pour nous que pour toi. Comme j'aimerais avoir la force d'enfoncer ce couteau dans ton cœur, mais à quoi serviras de tuer un homme qui a tout perdu. Ne t'inquiète donc pas, ici tu es en sécurité jusqu'à l'aube. Je t'offrirais des vêtements chauds, et des vivres. À quoi donc pensais-tu ? En détruisant les terres sur laquelle tes grands-parents cultivaient et nourrissaient ta famille, qu'est-ce que tu espérais réaliser ? L'argent ne peut pas t'avoir détourné à ce point des vrais valeurs ! Celle de la terre, celle de l'eau, tu ne pensais qu'au feu, espèce d'ignare, le feu détruit tout ! N'as-tu jamais écouté se que tes parents disaient ? Ou eux même n'écoutaient-ils pas ce que leurs propres parents leurs disaient ? Cette terre sous nos pieds, est notre mère à tous, et nous lui devons le plus grand des respects. Écoute moi, retiens mes paroles, tu mérites ton sort, tu nous as tous tué, au prochain printemps, nous aussi nous devrons quitter nos terres, car plus aucune récolte ne voudra y poussez. Nos enfants et nos aïeuls, trop faibles certainement seront à l'agonie sur les routes. Tu nous à tuer, s'ils te tuent, tu l'auras mérité... Oh oui, tu le mérites. Oublie ta patrie, elle veut ta mort, oublie ton nom, il ne t'apportera que malheur, oublie ta maison, ils l'ont brûlé, oublie les hommes que tu menais autrefois, ceux qui abattaient les nôtres comme des chiens, ils sont morts ou ont changé de camps, oublie tes enfants, ils sont maintenant dans la résistance, eux aussi cherche ta mort aujourd'hui. Avec tes grands désirs tu as tout perdu. J'entends du bruit au loin... ce n'est que le loup solitaire qui hurle son agonie, le gibier se fait rare depuis que la végétation à cesser de croître sur cette terre sans vie. Écoute le son de son agonie, tu en es responsable. Tu étais responsable, on croyait tous pouvoir te faire confiance, tu tenais nos destinées dans tes douces mains, et tu les as écraser pour ton profit personnel. Aujourd'hui j'espère que tu es content de se que ton argent t'as apporté, car sans t'en douter, ta destinée était intimement relié à la notre. Mon dieu, comme nous étions fou de croire en toi, en tes belles idées ! Certains, oui, je me souviens, certains se sont levés, certains ont crié contre toi, et nous les trouvions fou. On les croyait marginales, eux, ils étaient conscients de ton cœur noirci par l'argent sale. L'aube se lève au loin... il est temps pour toi de partir, et pour l'amour de ta patrie, si un jour tu l'as aimé, ne reviens pas !

©2013 Christine G.